Abris atomique

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Abris atomique

Message par zone-S4 le Dim 30 Mai - 19:26

LE PÉRIL ATOMIQUE
1° Généralités.
L'arme atomique n'a plus rien de mystérieux, et les forces qu'elle met en oeuvre sont maintenant connues.
Comme toutes les autres explosions, l'explosion nucléaire consiste en la production instantanée d'une grande
quantité de chaleur concentrée dans un espace très réduit; la température dégagée est toutefois beaucoup
plus élevée qu'avec les explosifs précédemment connus. L'explosion nucléaire est caractérisée en outre par
des effets de souffle particulièrement puissants et par des effets radioactifs ; mais ces derniers, inconnus avec
les explosifs classiques, sont loin d'être les plus importants.
En résumé, l'arme atomique a toujours trois effets : l'effet de souffle, l'effet thermique, la radioactivité
instantanée ; elle peut en avoir un quatrième : les retombées radioactives.
Voyons successivement ces effets, et les moyens de s'en protéger.
2° L'effet de souffle (onde de choc).
L'onde de choc ou « souffle », surpression provoquée dans l'air par l'explosion, se propage comme une
vague destructrice. Pourtant, ce « souffle », capable de démolir un immeuble, est assez bien supporté par le
corps humain : le principal danger vient, soit des blessures causées par les débris projetés par le souffle, soit
du heurt du corps lui-même contre des obstacles.
SE TERRER AU-DESSOUS DE LA SURFACE DU SOL OU DANS UN ABRI SUSCEPTIBLE, S'IL SE TROUVE
SOUS UNE MAISON, DE RÉSISTER AU POIDS DES DÉCOMBRES DE L'IMMEUBLE, S'ABRITER DES DÉBRIS ET
ÉVITER D'ÊTRE PROJETÉ, sont donc les précautions essentielles à prendre contre le souffle.
3° L'effet thermique (éclair).
Les rayons thermiques de la bombe sont des rayons calorifiques classiques, mais comme la température
est ici très élevée, le rayonnement est d'une extrême puissance. Il est cependant très bref (moins de cinq
secondes), donc pas très pénétrant, et n'importe quel écran, surtout de couleur claire, même une feuille de
carton, ou un tissu blanc, peut suffire parfois à l'arrêter.


Effets d'une explosion nucléaire dans les airs
-souffle
-Chaleur
-radiation nucléaire immédiate.


Effets d'une explosion nucléaire au sol
-souffle
-Chaleur
-radiation nucléaire immédiate.
+ retombées radioactives.

NE PAS REGARDER L'EXPLOSION, NE PAS EXPOSER SA PEAU NUE OU COUVERTE D'ÉTOFFES SOMBRES
A L'ÉCLAIR, CACHER SON VISAGE DANS SES BRAS, NE PAS RESTER DANS LE CHAMP DES FENÊTRES,
toutes ces précautions sont efficaces contre les brûlures causées par les rayons thermiques de l'explosion
nucléaire.
4° L'effet radioactif direct (rayons gamma, neutrons).
a) La nature des radiations atomiques est la même que celle des rayons X employés en médecine et que
celle de certains corps fluorescents qui rendent lumineux les chiffres et les aiguilles des cadrans de montres.
Notre corps est soumis continuellement aux effets d'une radioactivité naturelle, mais la radioactivité
atomique est infiniment plus forte, donc très dangereuse. Il faudra veiller à s'en isoler.
b) Mais les radiations ne sont pas perceptibles par les sens. On ne les voit pas, on ne les sent pas, on ne
les entend pas, elles n'ont pas de saveur et leurs atteintes sont indolores sur le moment. Elles ne peuvent être
mesurées qu'à l'aide d'appareils spéciaux :
les débimètres, qui permettent de mesurer l'intensité des radiations à un moment donné.
— les dosimètres, qui enregistrent la quantité totale de radiations reçues par le porteur.
c) L'unité de mesure des radiations est le roentgen, qui est subdivisé en milliroentgens (comme le mètre
en millimètres).
Une irradiation de 25 roentgens reçues en une seule fois est sans danger. Jusqu'à 100 roentgens, les
lésions graves ne sont pas à redouter. De 100 à 400 roentgens, les conséquences de l'irradiation sont plus ou
moins sérieuses selon les doses et la résistance de chaque sujet. Chez les personnes saines, les accidents
mortels commencent à 250 roentgens et la mortalité est très forte à partir de 400 roentgens.
d) POUR SE PROTÉGER CONTRE LA RADIATION INSTANTANÉE, un seul moyen : NE PAS RESTER A
DÉCOUVERT, S'ABRITER, autant que possible en
dessous de la surface du sol.
Les radiations sont arrêtées par tous les matériaux.
Les plus lourds (fer, pierre, ciment, terre) sont
les plus efficaces. Une épaisseur de 30 cm de béton
ou d'un mètre de terre protège pratiquement contre
toute irradiation.
Une tranchée creusée dans la terre et couverte,
ou une cave, assurent déjà une bonne protection.
5° Les retombées radioactives.
a) L'onde de souffle, l'éclair et la radioactivité
instantanée se produisent en même temps que l'explosion
et ne durent que quelques secondes. 11 n'en
est pas de même pour les retombées radioactives.
Lorsque l'explosion a lieu près du sol, mais
seulement dans ce cas, les matières pulvérisées par
la « boule de feu » sont rendues radioactives. Elles
sont projetées avec le « champignon » dans la haute
atmosphère, et retombent plus ou moins lentement
selon leur densité. Cette retombée de débris, puis
de poussières radioactives, qui peut atteindre dans
certains cas plusieurs centaines de kilomètres de
long sur une centaine de large, contamine les êtres
vivants, les rues, les champs, etc., tous les objets non
convenablement protégés. Cependant, la radioactivité
diminue rapidement avec le temps ; elle est surtout redoutable
pendant un ou deux jours après la retombée.



Effets de destruction dégressifs selon
l'éloignement dans le cas d'une explosion
thermonucléaire.
- destruction complète, réparations
impossibles,
- grosses réparations nécessaires et
- dégâts légers.

A suivre...

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Re: Abris atomique

Message par zone-S4 le Ven 18 Juin - 18:56

b) Le plus grand danger en cas de retombée
radioactive, est de recevoir des particules radioactives
sur son corps, sur ses vêtements, ou même
simplement de se trouver dans le voisinage immédiat
de ces particules.
Si l'exposition aux radiations est longue et les
poussières nombreuses, des organes vitaux, notamment
pour la formation du sang, peuvent être altérés.
A un degré moindre, la peau des parties non protégées
risque d'être atteinte.
L'absorption de poussières radioactives qui
peut se produire en respirant, en mangeant, en
buvant ou même en fumant est aussi une cause de
contamination.
c) Contre ces dangers, une protection efficace
n'est ni impossible, ni très compliquée. Elle peut
être obtenue par l'application de quelques principes
simples et le respect des conseils donnés au chapitre
III (abris) et dans l'annexe IV (décontamination)


Forme générale des retombées radioactives après une explosion
n u c l é a i r e

II - MESURES DE PRÉCAUTION
A) En période de tension ou de danger caractérisé de guerre.
Certaines mesures préventives peuvent réduire considérablement les conséquences d'une attaque
nucléaire.
C'est ainsi qu'il faudrait que vous puissiez rester à l'abri et vous suffire pendant deux ou trois jours au
minimum et mieux pendant dix à quinze jours. Vous aurez donc, où que vous soyez, le plus grand intérêt à
prendre les mesures suivantes. Celles-ci sont d'ailleurs plus indispensables encore si vous habitez dans un
rayon de 80 km autour d'un secteur menacé.
1° Aménagez un abri familial dans votre maison ou dans votre jardin (voir chapitre III et annexe VIII).
2° Gardez dans votre abri une provision de trois à quinze jours de vivres conservés en boîtes et d'eau
en bouteilles fermées (voir annexes II et III).
3° Ayez une trousse médicale de première urgence (voir annexe IV) ; des moyens d'éclairage de secours ;
quelques outils (pelle, pioche, hache) ; un poste de radio alimenté par pile, qui vous permettra do recevoir les
avis et consignes des autorités.
C'est ainsi encore qu'il faut que vous sachiez que, dans les villes, le feu est une des conséquences les plus
terribles des explosions nucléaires. Des milliers de maisons risquent d'être détruites en même temps, créant
autant de foyers d'incendie qui, par leur conjonction, peuvent provoquer une tempête de feu.
Il convient donc de prendre contre l'incendie les mesures préventives exposées plus loin (annexe VI).
Enfin, en cas de danger caractérisé de guerre, si des occupations essentielles ne vous y retiennent pas
absolument, ne restez pas dans les « secteurs menacés », premiers objectifs probables de l'ennemi
(agglomérations, grands ports, centres industriels, grands noeuds ferroviaires, bases militaires et aériennes
importantes).
Le gouvernement s'occupera d'ailleurs, quand elle paraîtra indispensable, de l'évacuation, soit
permanente, soit temporaire, de ceux qui n'auront pu partir par leurs propres moyens.
B) Mesures à prendre lorsqu'on est avisé d'un danger imminent.
Le signal « ALERTE GÉNÉRALE ABRITEZ-VOUS » est émis par sirènes. C'est UN SON MODULÉ D'UNE
DURÉE DE 58 SECONDES COMPORTANT CPJQ MAXIMA D'INTENSITÉ (»).
CE SIGNAL EST IMPÉRATIF : DÈS QUE VOUS L'ENTENDEZ VOUS DEVEZ REJOINDRE IMMÉDIATEMENT
L'ABRI LE PLUS PROCHE.
a) Si vous êtes dans votre maison.
Gagnez l'abri qui vous est destiné :
si c'est un abri public, en emportant avec vous vos objeis les plus précieux, votre trousse de secours
et une lampe électrique de poche.
— si c'est un abri familial, en emportant, outre ces mêmes objets, votre poste de radio, si ces diverses
choses (comme cela serait préférable) ne s'y trouvent pas à demeure.
b) Si vous êtes è votre travail.
Obéissez aux ordres du responsable de la Protection civile de votre entreprise. S'il n'y en a pas, appliquez
les conseils donnés ici selon le cas dans lequel vous vous trouvez.
c) Si vous êtes dans la rue.
Gagnez l'abri le plus proche. En vous y rendant, repérez l'endroit où vous pourriez trouver une protection
si vous étiez surpris par l'explosion.
d) Si vous êtes en voiture.
Dégagez la chaussée. Stoppez, et gagnez l'abri le plus proche. Si vous on êtes éloigné, garez votre voiture,
baissez vos glaces de portières pour éviter qu'elles soient brisées par le souffle. Couchez-vous sur ie plancher
de la voiture, le visage et les parties découvertes de votre corps le mieux cachés possible. Si vous êtes dans la
nature, vous pouvez préférer un fossé ou une cavité naturelle qui serait à proximité. Dès que le souffle est
passé, si vous pouvez encore utiliser votre voiture, remontez-en les glaces pour empêcher les poussières
radioactives de pénétrer à l'intérieur et éloignez-vous. Dans le cas contraire, rendez-vous immédiatement
dans l'abri ou le lieu le plus proche qui puisse vous protéger contre les retombées radioactives.
C) Au moment de l'explosion.
Qu'il y ait eu alerte ou pas, vous devez surtout éviter d'être brûlé par l'éclair et d'être blessé, soit par les
objets projetés, soit en étant lancé vous-même contre un obstacle. Donc, dès la lueur de l'éclair, jetez-vous à
terre.
a) Dans un immeuble.
Jetez-vous à terre sous un meuble solide (lit, table, banc) le long d'un mur, le plus loin possible de la
fenêtre et hors du champs de celle-ci. Cachez votre figure dans vos bras.
b) En voiture (dessin A).
Stoppez. Couchez-vous sur le plancher de la voiture, cachez votre figure dans vos bras et protégez les
parties découvertes de votre corps.
c) Dehors (dessins B et C).
Jetez-vous à terre, soit dans une encoignure, soit dans un fossé. Choisissez autant que possible un endroit
écarté de la projection éventuelle des décombres ou abrité de la chute de ceux-ci. Cachez votre figure dans
vos bras, couvrez les parties nues de votre corps.
DANS TOUS LES CAS. SITOT LA LUEUR DE L'ÉCLAIR DE L'EXPLOSION, NE FAITES PAS PLUS DE TROIS
PAS AVANT DE VOUS ALLONGER ET NE VOUS RELEVEZ PAS AVANT LE PASSAGE DU SOUFFLE.


III - LES ABRIS FAMILIAUX
À) Principes.
a) En dehors des secteurs menacés d'être directement touchés et où l'efficacité de la protection ne peut
résulter que de dispositions spéciales très importantes, ur.e sauvegarde au moins relative contre les retombées
radioactives peut être assurée par des ouvrages et aménagements qui sont même susceptibles de se révéler
utiles contre les effets directs, mais atténués, d'une bombe explosant à une certaine distance.
La protection dont il s'agit comportera soit, à l'extérieur des bâtiments, des tranchées couvertes de terre,
soit, à l'intérieur des maisons, un aménagement qui sera de préférence réalisé dans la cave : étaiemcnt, abri
d'angle ou abri en plan incliné.
b) Tout local aménagé en abri doit disposer de deux issues au moins, non obturables simultanément.
L'une des issues est naturellement constituée par l'escalier desservant les caves de l'immeuble.
La seconde, qui est une « issue de secours », préexiste rarement et est à aménager. Les issues de secours
sont généralement constituées soit par des débouchés vers un autre escalier (du même immeuble ou d'un
immeuble voisin avec intercommunication), soit par un soupirail aménagé.
c) Les abris devront, en outre, être protégés contre l'entrée des poussières radioactives : lors de leur
utilisation, il ne devra exister dans le sous-sol, en dehors des issues prévues, aucune ouverture. Les
soupiraux, etc., devront pouvoir être rapidement obturés à l'aide de volets de fer ou de bois, et protégés
extérieurement par des murettes en sacs à terre de 1 mètre d'épaisseur, solidement maintenus en place.
Un soin particulier doit être apporté à cette obturation. Le matériel nécessaire sera établi à demeure, ou
entreposé dans l'immeuble, en vue de sa mise en place rapide, le moment venu.
B) Réalisation.
Pour les tranchées, l'aménagement des caves et des abris de type américain dont l'exécution exige des
connaissances techniques et certains moyens, on trouvera à l'annexe VÏÏI des croquis détaillés. Les diverses
solutions qui y sont exposées donnent la faculté de réaliser ces travaux soit dans le cadre familial, soit avec le
concours des municipalités, des agents des travaux publics ou des petites entreprises.
Mais on trouvera ci-après des renseignements détaillés sur deux types d'ouvrages complémentaires
pouvant être aisément réalisés dans le sous-sol. Spécialement étudiés pour augmenter dans des proportions
notables la protection des occupants en cas d'effondrement de l'immeuble, ils sont composés d'éléments en
bois, d'un prix de revient relativement peu élevé. Leur exécution ne soulève pas de difficultés techniques
particulières.
I. — Abri en plan incliné (fig. A et 3).
L' « abri en plan incliné » est réalisable dans tout immeuble dont le plancher du sous-sol se trouve à 1,80 m
au-dessous de la surface du sol.
Il convient de construire cet abri en l'éloignant le plus possible de la chaudière du chauffage central et
des canalisations de gaz, eau, etc., et de ne pas choisir un endroit situé à l'aplomb d'un meuble de poids
élevé (coffre-fort, par exemple).
Il se compose de madriers de 0,08/0,22 de section que l'on trouve couramment dans le commerce et de
planches de 0,041 d'épaisseur. Espacés tous les 0,25 m, ces madriers seront ancrés dans le sol, de préférence
par boulons de scellement si la cave possède un dallage béton ; si le sol de la cave est en terre battue, par
exemple, ancrer dans le sol par pieux enfoncés à la masse.

Nota. Pour déterminer la longueur de l'abri, prévoir un occupant par mètre linéaire.
— Il sera bon d'étayer le plancher haut de la cave par les madriers verticaux, ce qui, en cas
d'effondrement, réduira la charge de gravats qu'aura à supporter l'abri.
Les madriers pourront être remplacés par des rondins de 0,20 de diamètre.
II. — Abri d'angle (fig. C).
« L'abri d'angle » est une robuste construction en bois comportant une ossature en madriers de 8/22, ou
rondins de 0,20 de diamèlre.
Les parois extérieures de l'abri sont constituées par des planches de 0,041 d'épaisseur clouées sur l'ossature.
Les madriers sont espacés tous les 0,25 m, aussi bien pour les parois que pour la couverture. Ils reposent
sur des semelles qui, elles-mêmes, reposent sur le sol où elles sont fixées par boulons d'ancrage si possible,
ou tout autre moyen.


Nota. La hauteur des caves étant d'environ 2 m à 2,20 m, on pourra construire le platelage de la
couverture sur le sol de la cave et le soulever en entier.
— Il sera bon, comme pour le type d'abri en plan incliné, de prévoir l'étalement du plancher haut de la
cave, surtout dans la partie conduisant à la sortie.
— Comme dans le cas précédent, choisir de préférence im angle aussi éloigné que possible des
canalisations de chauffage, gaz, eau, etc.

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